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GRAMMAIRE FRANCAISE

LES NOTIONS DE BASE

LE NOM

homonymes, paronymes

LE VERBE

le verbe et ses assistants

les différentes formes du verbe

Valeurs temporelles, aspectuelles et modales des temps de l'indicatif

le subjonctif et l'impératif

PRINCIPAUX ACCORDS

accord des noms

accord des adjectifs et des déterminants numéraux

accord des participes passés.

LA PHRASE

mémento grammatical

mémoire musicale

Oscar Wilde

le subjonctif et l'impératif

dernière modification: 31 août 2012.

 

  IV.            Le subjonctif et l’impératif.

  1. 1.                Les temps du subjonctif. La concordance des temps.

Le mode subjonctif s’impose dans de nombreuses propositions subordonnées introduites par « que ». Généralement, il indique alors que le fait évoqué appartient au monde du possible.

  • Nuances ou exigences de la syntaxe.

Le subjonctif indique généralement que le fait évoqué n’appartient pas au monde du certain ou du probable mais au monde du possible. Il est aussi imposé par l’usage dans certaines constructions (« Il faut que.. »)

  • Les temps du subjonctif.

Il existe quatre temps du subjonctif, deux temps simples (présent et imparfait) et deux temps composés (passé et plus-que-parfait) :

  • Présent : que je sois, que j’aie, que j’aille, que je parle.
  • Imparfait : que je fusse, que j’eusse, que j’allasse, que je parlasse.
  • Passé : que j’aie été, que j’aie eu, que je sois allé, que j’aie parlé.
  • Plus-que-parfait : que j’eusse été, que j’eusse eu, que je fusse allé, que j’eusse parlé.

 

  • Construction des temps composés du subjonctif.
    • Passé : auxiliaire au subjonctif présent+ participe passé.
    • Plus-que-parfait : auxiliaire à l’imparfait du subjonctif+ participe passé.

 

 

 

 

 

 

  • Concordance des temps.

Temps de la principale

Simultanéité ou postériorité de la subordonnée

exemple

Antériorité de la subordonnée

exemple

présent

Subjonctif présent

Laurent veut que je lui fasse maintenant une démonstration de conduite.

Subjonctif passé

Je regrette que tu n’aies pas su faire démarrer la voiture.

futur

Subjonctif présent

Laurent me rendra ma voiture demain bien qu’il en ait encore besoin.

Subjonctif passé

Il regrettera que tu sois passé prendre la voiture avant son retour.

passé

Subjonctif présent

Subjonctif imparfait

Laurent était/ a été content que tu lui fasses confiance en lui passant le volant.

Laurent était/a été content que tu lui fisses confiance…

Subjonctif passé

Subjonctif PQPFT

J’ai regretté que tu aies emprunté la voiture sans attendre mes consignes.

J’ai regretté que tu eusses emprunté la voiture…

conditionnel

Subjonctif présent

Subjonctif imparfait

Laurent aimerait que tu lui fasses confiance en lui prêtant la voiture.

Laurent aimerait que tu lui fisses confiance…

Subjonctif passé

Subjonctif PQPFT

Je n’aurais pas apprécié que tu l’aies prise sans me prévenir.

Je n’aurais pas apprécié que tu l’eusses prise …

Temps attendus théoriquement mais à présent inusités.

L’imparfait du subjonctif est nettement en voie de disparition, à l’oral et même à l’écrit.

 

 

 

 

 

  1. 2.                Le mode subjonctif.

L’emploi du mode subjonctif est indispensable dans les constructions qu’il faut connaître. Mais ces mécanismes correspondent souvent à un sens profond.

 

L’énonciateur emploie le mode subjonctif pour des informations sur lesquelles il ne se prononce pas, celles qu’il n’assume pas, ou encore, pour celles qu’il envisage comme pouvant difficilement exister dans son monde, qui ne sont que de l’ordre du possible.

Les constructions exigeant le subjonctif entraînent toujours des nuances de sens de ce type. C’est par exemple le cas des constructions avec « Il faut que » :

Il faut que Samir vienne.

Cette formulation implique que Samir ne viendra pas forcément. Sa venue est envisagée comme une possibilité. Elle fait l’objet d’un souhait ou d’une injonction, mais une marge d’incertitude demeure.

  • Emploi du subjonctif dans des propositions indépendantes.

Il sert à exprimer l’ordre, le souhait, l’exclamation.

Qu’il vienne me faire des excuses !

Qu’il ne remette plus jamais les pieds chez nous !

Que le bonheur envahisse votre demeure !

Que je fasse amende honorable ! Pas question.

Que nous restions unis.

Les excuses, la venue de la personne concernée, le bonheur, etc. ne sont qu’envisagés. L’énonciateur n’est pas du tout sûr que cela deviendra une réalité.

 

 

  • Emploi dans des propositions subordonnées complétives introduites par que, à ce que, etc.

 

  • Quand la complétive commence la phrase : Qu’Anthony veuille nous montrer sa nouvelle console, cela est compréhensible.

 

  • Après les mots exprimant une volonté/une défense : Jimmy veut que tu lui fasses voir tes nouveaux jeux vidéo. Jimmy interdit que nous utilisions sa console sans lui.

 

 

  • Après des verbes qui expriment un sentiment : Anthony regrette que Jimmy ait déréglé la console de jeux.  Anthony souhaite que ses parents lui fassent cadeau d’une console. Anthony doute que Jimmy sache se servir d’une console de jeux. Anthony est sensible au fait que vous lui offriez un cadeau.

 

  • Après des tournures impersonnelles qui expriment une nécessité : Il faut que tu lui fasses voir tes nouveaux jeux vidéo. Il vaut mieux que nous prêtions notre console de jeux à Anthony plutôt qu’à Jimmy .

 

 

  • Emploi avec un adjectif suivi de que.

Le subjonctif s’impose après certains adjectifs suivis de « que », lesquels expriment des sentiments : heureux que, fier que, étonné que, ravi que…

Anthony est fier que Jimmy ait progressé en informatique.

Anthony est étonné que Jimmy comprenne aussi vite.

 

  • Emploi dans des propositions subordonnées circonstancielles.

Selon les grammaires traditionnelles, les propositions circonstancielles sont celles qui indiquent dans quelles circonstances s’effectue l’action exprimée par la proposition principale.

Fadela joue avec la console jusqu’à ce qu’Anthony revienne.

Fadela est gentille avec Anthony pour qu’il lui prête sa console de jeux.

Fadela utilise régulièrement la console d’Anthony bien qu’il ne veuille pas la lui prêter.

Fadela pourrait jouer avec la console d’Anthony en admettant qu’il veuille la lui prêter.

Dans les exemples qui précèdent, les circonstancielles concernent respectivement le temps, le but, l’opposition, la supposition.

 

  1. 3.                Le mode impératif.

Le mode impératif est celui qui sert à exprimer un ordre, un souhait, à agir sur le comportement de l’interlocuteur.

  • Fonction de l’impératif. L’impératif est le mode qui correspond à la manière la plus directe de susciter un comportement. Il peut s’agir d’un ordre, d’une interdiction (ordre négatif) ou seulement d’un conseil, d’un souhait, etc.
  • Personnes de l’impératif. L’impératif ne comprend que trois personnes.

Fais-le.

Faisons de notre mieux.

Faites en sorte que…

  • Formation de l’impératif présent. Les désinences de l’impératif présent sont les mêmes que celles de l’indicatif sauf pour la deuxième personne du singulier où le « s » disparaît quand la forme se termine en « e » : chante !

Le « s » est présent quand la forme verbale ne se termine pas par un « e » (finis, prends). « Avoir » donne une forme sans « s » (aie) et aller donne « va » (sans « s »).

Le s euphonique

On dit « Mange du pain » mais « manges-en ». De la même manière, on dit « Va dehors », mais « vas-y ». Cette transformation orthographique (ajout d’un « s » et d’un trait d’union devant les pronoms personnels « en » et « y ») s’impose pour faciliter la prononciation ou pour des raisons d’euphonie (sonorités ressenties comme plus agréables).

 

  • Formation de l’impératif passé. Auxiliaire à l’impératif présent + participe passé.

 

  • Valeurs temporelles et aspectuelles de l’impératif présent et de l’impératif passé.

 

L’impératif présent situe l’acte dans l’avenir, après le moment où la phrase est prononcée.

Apportez-moi un déca.

Ménagez-vous des temps de recueillement au cours de votre vie.

Ayez réglé cette question avant midi.

Avec l’impératif présent, l’injonction est en cours d’accomplissement.

Avec l’impératif passé, elle est envisagée comme accomplie dans le futur.

  • Valeurs modales.
    • Expression d’un ordre. Prenons Big Ben comme lieu de rendez-vous. (un guide aux touristes qu’il quitte provisoirement)
    • Expression d’un ordre sans nuance. Quittez Londres immédiatement !
    • Impératif passé exprimant un ordre. Ayez fini avant de partir.
    • Expression d’une défense. Ne perdez pas Big Ben de vue.
    • Expression d’un conseil. Quand vous serez à Londres, écoutez le son mélodieux de Big Ben.
    • Expression d’une demande polie. Un instant s’il vous plaît, veuillez écouter le son mélodieux de Big Ben.
    • Ordre ou souhait par le biais du subjonctif présent.

Qu’il sorte !

Qu’il soit parti avant mon retour !

Que ce voyage à Londres vous soit profitable.

 

 

Notons pour finir que l’impératif est rarement employé pour donner un ordre en réalité car il a quelque chose d’autoritaire qui peut être pris pour de l’agressivité. Il est courant de l’atténuer en ayant recours notamment à des phrases interrogatives.

Un déca (svp).

Vous pouvez m’apporter un déca ?

Pouvez-vous m’apporter un déca ?

Vous pourriez m’apporter un déca ?

Pourriez-vous m’apporter un déca ?

Vous voulez bien m’apporter un déca ( ?)

J’peux avoir un déca ?

On peut avoir un déca ?

Est-ce que vous pourriez/pouvez m’apporter un déca ?

Je voudrais un déca (svp).

Tu me fais un déca.

Tu me fais un faux.